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Menaces et pollutions

Le tableau brossé ci-dessous semble noir, les pollutions recencées ne concernent cependant que quelques ares sur plusieurs hectares.

Dépôts d'ordures, camionnette accidentée, vieilles tôles en fibro-amiante, restes d'un ancien abri à chevaux, vieux plastiques... étaient disséminés sur le terrain à mon arrivée. sont-ce des pollutions ordinaires ? Oui, malheureusement, cela semble un trait commun à tous les coins de nature un peu reculés. Nous avons rencontré deux frères qui "écument" les chemins sac à la main et ramassent des quantités incroyables de cochonneries laissées par des indésirables. Le carton macdo est devenu un élément à part entière de nos bords de routes et ce n'est malheureusement pas le pire. Vieux canapés, écrans, machines à laver, déchets en tous genres sont encore laissés à l'abandon malgré les nombreuses déchéteries GRATUITES pour les particuliers. Une fois n'est pas coutume, nous allons nous faire des "amis" en montrant du doigt certains professionnels des espaces verts qui n'hésitent pas à laisser des tas de branches, herbes, tontes, terre, dans les bas côtés, prairies, sous bois...  risquant ainsi de diffuser des espèces exogènes dont certaines sont envahissantes et de changer la nature des sols : excès de matière organique = banalisation de la flore ; déchets de conifères = acidification du milieu.

Pas moins de 10 sacs, et des détritus en tout genre, récupérés en moins de 2 heures par un petit groupe de bénévolesNous avons procédé à un nettoyage sur une petite zone avec une équipe de bénévoles de l'AMAP Rouen rive gauche. Après le pique nique, équipés de gants nous avons retiré : matelas, écran, bombones de CO vides !!!, pneus, bidons, ferailles, détritus en tout genre... que la commune de Montmain a fait évacuer le lendemain.

J'ai constaté des dégradations sur les parcelles de Saint-Aubin-Épinay, avant qu'elles ne me soient attribuées alors qu'elles étaient à l'abandon :

  1. dépôts sauvages de déchets verts, parfois brûlés (hydrocarbures ?),
  2. incendie d'une partie de la pelouse calcicole suite à un brûlage de branchages au niveau de la carrière,
  3. intrusions de motos et de quads venus faire des "ronds" sur une pelouse calcicole,
  4. passages de tracteurs avec des bennes chargées à bloc à des périodes non propices sur sols humides (récolte du maïs grain de la parcelle adjacente, pour venir chercher le bois de chauffage coupé dans le bois privé situé au dessus) provoquant tassement des sols et ornières.

Depuis que je suis installé, les dégradations ont presque stoppé (remise en état de clôtures et de barrières, surveillance des lieux) mais quelques intrusions d'engins à moteurs restent à déplorer.

Nous rencontrons cependant encore des problèmes avec certains de nos voisins :

Un voisin qui préfère la solution chimique et qui ne se soucie pas de la limite de propriété
  1. utilisation d'herbicides à proximité de la limite de nos parcelles avec parfois des débordements sur les marges de nos parcelles (agriculteur, espaces verts de la STEP, et aussi "voisins de prairie"),
  2. débordement de la station d'épuration lors de gros orages (eaux épurées),
  3. coupe d'arbustes et de lierres sur la marge d'une parcelle lors de travaux d'élagage de la parcelle voisine.

Toutes les zones polluées (dépôts d'ordures, pesticides) sont systématiquement écartées des zones de cueillette et constituent un manque à gagner non négligeable pour notre activité. Ceci même après leur "remise en état" comme la dépollution de la zone touchée par le débordement de la STEP (par VEOLIA) ou le nettoyage de certains dépôts d'ordures (par nous même et quelques bénévoles).

IL est d'ailleurs à déplorer le manque de volonté politique de nos responsables. Pourquoi ne pas imposer aux agriculteurs conventionnels une limite minimum de 5 mètres à proximité de toute exploitation en agriculture biologique, habitations, jardins, boisements sur laquelle ils n'auraient pas le droit d'intervenir avec des produits chimiques au même titre que les bandes enherbées à proximité des rivières ? Il ne faut pas se leurrer, la loi interdisant de traiter quand il y a du vent n'est pas respectée ! Les riverains ont des anecdotes : linge souillé, odeurs...

 

Mentions spéciales

Brûlage de piles à proximité d'un captage d'eau... Inconscience ? Irresponsabilité ?Une mention spéciale est à attribuer à un voisin, heureusement éloigné d'un petit kilomètre de notre "exploitation" mais à à peine 100m du captage d'eau. Quelques moutons vermifugés pour "entretenir" un carré stérile d'herbe rase, moussu, traité régulièrement. Des brûlages de déchets verts (le brûlage est interdit) et de piles !

Une seconde mention spéciale est à attribuer aux utilisateurs de véhicules à moteur. Nous avons abordé la Ravine dans un autre paragraphe. Petit écosystème très riche, ce chemin creux est aussi le terrain de jeu des quads, 4X4 et autres motorisés. Nous essayons de préserver cet endroits depuis plus de deux ans, en tentant de mobiliser les communes concernées, Montmain et Saint Aubin Épinay et nous déplorons leur manque d'engagement. Des mesures partielles insuffisantes ont été prises. Elles ont permi de diminuer grandement les dégradations commises mais la Ravine n'est pas à l'abri d'un nouveau raid de véhicules. Et les dégradations déjà commises sont irréversibles. Consulter le dossier de la Ravine.