canlı radyo dinle |uçak bileti |

C'est quoi au juste le BIO ?

L’agriculture biologique est un mode de production agricole spécifique, c’est-à-dire un ensemble de pratiques agricoles respectueuses des équilibres écologiques et de l’autonomie des agriculteurs. Visant à la préservation des sols, des ressources naturelles, de l’environnement et au maintien des agriculteurs, l’agriculture biologique est souvent considérée comme un ferment de l’agriculture durable.
Définition de l'agence bio

 

L'Agriculture Biologique est basée sur le respect des équilibres écologiques. En Agriculture Biologique, il n'y a pas d'utilisation de produits chimiques de synthèse, pas d'OGM, les matières organiques sont recyclées, on pratique la rotation des cultures et la lutte biologique. L’élevage, de type extensif, fait appel aux médecines douces en premier recours et respecte le bien être des animaux.

Respect du vivant et des cycles naturels :

Le respect de l'équilibre de la plante dans son écosystème en prenant soin de la terre : variétés rustiques, pas d'intrants chimiques, désherbage mécanique, compostage des matières organiques, rotation des cultures, tolérance des "mauvaises" herbes comme les coquelicots dans le blé…

Le pâturage préserve la biodiversité et entretient les paysages. L'usage d'antibiotiques est restreint, le bien être animal est respecté. Manger de la viande certes mais pas d'animaux qui ont souffert, enfermés dans des cages minuscules, ou n'ayant jamais évolué dans les vertes prairies.

L'agriculture biologique permet une alimentation saine et de saison exempte de résidus de pesticides, de produits chimiques et pharmaceutiques.
L'agriculture biologique permet une plus grande autonomie des paysans, ils ne sont pas asservis à l'industrie chimique.
Les produits issus de l'agriculture biologique sont plus respectueux de l'environnement, des animaux et des humains.

 

Coup de gueule :

J'entend trop souvent des aberrations de la part de gens ne connaissant pas la bio voire de détracteurs qui utilisent des arguments tendancieux pour mettre en valeur leurs pratiques... pas bio !
Tel ce maraicher qui cultive soit disant en bio mais ne veut pas se faire labelliser pour ne pas augmenter ses prix et OSE ! dire que la pluie n'est pas bio donc qu'en cas de mauvaise saison sa récolte est invendable.
Tel cet éleveur qui écrit sur son site internet qu'il est préférable de passer un coup de chimique ciblé sur les "mauvaises herbes" plutôt que de passer le tracteur qui consomme de l'essence et pollue beaucoup plus. Il a oublié que les pesticides sont élaborés à base de pétrole !
Tel cette personne rencontrée au hasard qui affirme que ses poules sont bio car il achète du maïs à la ferme du coin. Il a oublié que le maïs conventionnel est orange fluo quand il est semé, pollue les sols durablement et intoxique les insectes.
Tel cet autre maraicher, qui fabrique du fromage à l'occasion avec un lait conventionnel intensif issu de vaches mangeant du soja génétiquement modifié et de l'ensilage de maïs. Fromage bio bien sur, OSE t-il affirmer.
Tels tous ces nouveaux revendeurs qui crééent sites internet, vente en ligne de produits bio, paniers gourmands bio, sans aucune autre conviction de la bio que le chiffre d'affaire et sans bio leur l'assiette.

Il faut arrêter la malhonnèteté ou l'hypocrisie, soit on est bio et on se labellise, soit on est pas bio et on assume ses pratiques. Bien sur, il y aura toujours des personnes peu scrupuleuses. Certes, le bio est plus cher et certains en profitent. Mais en ajoutant le coût du retraitement de l'eau, des dommages (irréversibles) à la biodiversité, de la pollution chimique, des subventions outrageuses pour certaines et la liste n'est pas exhaustive, au kilo de blé conventionnel le prix en serait doublé (?) par rapport au kilo de blé bio.

 

Extrait d'un film documentaire "Alerte à Babylone" de Jean Druon.
Un scientifique, Claude Bourguignon, met en garde sur l'agriculture intensive.